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Les systèmes du fisc obsolètes face aux cyberpirates ? Alerte sur la "dette technique" de la DGFiP
information fournie par Boursorama avec Media Services 21/08/2026 à 14:59
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Le syndicat Solidaires finances publiques sonne l'alarme face aux carences techniques des systèmes d'information de l'administration fiscale, déjà pointées par la Cour des comptes et l'Inspection générale des Finances au cours des dernières années.

( AFP / LUDOVIC MARIN )

( AFP / LUDOVIC MARIN )

Une semaine après l'annonce du piratage massif subi par l'administration fiscale, qui a permis à des hackers de faire main basse sur les données de centaines de milliers de contribuables, le syndicat Solidaires Finances publiques a dénoncé vendredi 21 août "l'ancienneté" des systèmes d'information et de sécurité de la direction générale des finances publiques (DGFiP), ainsi que la "politique du toujours plus de numérique" sans ressources suffisantes allouées à la sécurité,.

"Pourquoi les cybercriminels arrivent-ils à avoir le temps d'extraire autant de données sans être rapidement découverts? Une des raisons premières est la 'dette technique' de la DGFiP", déplore le syndicat dans un communiqué.

Solidaires Finances publiques précise que cette dette correspond à "l'ancienneté de certaines briques de notre système d'information et de nos modèles de sécurité, dette qui avait été montrée du doigt par la Cour des comptes et l'Inspection générale des Finances" dans des documents récents.

Dans un rapport publié en juin 2025 , la Cour des Comptes a en effet pointé la "dette technologique" dans l'administration, dans une étude consacrée à "La réponse de l'Etat aux cybermenaces sur les systèmes d'informations civils". Selon ce document, la question de l'évaluation de la maturité en cybersécurité de l'administration de l'Etat a fait l'objet d'une relance "toute récente" entre 2021 et 2022. Une enquête menée sur la cybersécurité dans les administrations centrales a ainsi notamment confirmé un niveau de maturité "perfectible" au sein du secteur public, avec des grandes variations entre ministères.

Une "politique du toujours plus de numérique" sans les moyens nécessaires

Le syndicat Solidaires Finances publiques estime par ailleurs pour sa part que les failles mises au jour par la cyberattaques sont "également dûes à la politique du toujours plus de numérique, de données, d'interconnexions et d'accès distants, sans que les ressources allouées à la sécurité soient suffisantes".

La DGFiP a confirmé le 14 août deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, ayant abouti au vol de données concernant au moins 678.000 particuliers et professionnels et environ 200.000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux. Sébastien Lecornu a commandé lundi à l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) un "audit approfondi" après ces incidents.

"Pour Solidaires Finances Publiques, la crise actuelle mérite mieux que des cris et des promesses démagogiques, d'autant plus lorsqu'elles émanent de celles et ceux qui ont largement participé à cette situation en votant, sans discontinuer, la baisse des budgets, depuis des décennies, au nom de la sacro-sainte réduction des dépenses publiques, et/ou qui n'ont de cesse de développer des discours anti-fonctionnaires", souligne encore le syndicat.

Il juge que cette cyberattaque "doit être l'occasion d'ouvrir un débat national sur le développement du numérique et la sécurité des données (...). La rupture de confiance des citoyennes et citoyens envers l'État, ses agentes et agents et leurs missions, est aujourd'hui profonde. Elle a un impact significatif sur le consentement à l'impôt, principe démocratique fondamental". Parmi les informations fiscales des particuliers dérobées figurent les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou encore le taux de prélèvement à la source.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, notamment pour "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs".

7 commentaires

  • 18:26

    Mais où sommes nous arrivés? Et la descente n'est pas finie. Lamentable que des beaux parleurs.


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